
195 bis, rue de Paris
Charenton le Pont
94 Val de Marne
Renseignements
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- Rentrée Enfants (14/09/2010)
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Charles Abelé
Après différentes pratiques corporelles (dont le yoga), Charles Abelé commence l’Aïkido à Chalons sur Marne vers l'année 1977. A l'occasion d'un stage, il découvre l'Aïkido de maître Hirokazu Kobayashi.
Enseignant d'Aïkido à Reims, à l'occasion d'un stage de Me Kobayashi, il rencontre André Cognard.
Il engage avec celui-ci une relation d'élève qui durera une quinzaine d'années. Il participa au développement de l’Académie Autonome d’Aïkido (3A) et en fut d'ailleurs Directeur Technique National pendant un temps.
En 1996, désireux d’acquérir une plus grande liberté et autonomie dans sa recherche, il crée sa propre école avec ses élèves les plus proches.
En 2004, pour mieux correspondre à l'évolution de son travail et pour rester dans la tradition qui veut que celui qui quitte son maître modifie le nom de son art pour le transmettre, Charles ABELÉ modifie les kanji de l'Aïkido qu'il pratiquait jusqu'à ce jour et les transforme en Aïkiryu (愛気竜).
Charles Abelé a collaboré avec des chorégraphes et des metteurs en scène dans le cadre de la formation des artistes, il est intervenu également en Aïkido et Aïki-taïso dans le domaine social, le milieu scolaire, de la santé et des Arts du cirque.
Le 10 mai 2006 Charles Abelé décède d'une longue maladie ; face à celle-ci, il a été jusqu'au bout de lui-même et a continué à enseigner et à donner dans tous ses actes et tous ses gestes. Son enseignement continue aujourd'hui à être transmis par les enseignants qu'il a formés.
- Charles Abelé est décédé. C'est une triste nouvelle pour le monde de l'aïkido. Il avait commencé à pratiquer dans les années soixante dix à Reims. Il m'avait rejoint au moment de la création de 3A dont il était devenu un des moteurs importants.
Sa passion et son engagement sans réserve l’avaient conduit à faire de sa voie sa profession. Après de longues années d'un parcours côte à côte sans faille, il avait voulu s'engager encore plus en créant son propre groupe. La maladie est venue interrompre cet élan par lequel il a semé l'aïkido Kobayashi sans réserve.
S'il est un homme dont on puisse dire qu'il mérite l'épithète Gishi, homme droit, c'est bien celui-là. Ma douleur et celle de mes élèves qui furent ses compagnons de route est grande. Je pense à son épouse et à ses enfants et je leur exprime toute ma compassion.
Je souhaite de tout coeur que son oeuvre se perpétue -
André Cognard
reproduit avec l'aimable autorisation des Editions Aikido Journal encart paru dans le n° 19.
Maître d’aïkido, il avait su créer un pont entre les arts martiaux et l’apprentissage de la danse et du théâtre, en aidant ses élèves ou les artistes qui s’adressaient à lui, à construire des programmes de préparation issus de l’art du combat. Sa recherche comprenait l’acte artistique et martial, comme la construction d’un mouvement ouvert, à la fois du corps et de l’esprit. Il avait notamment dirigé les stages « vers une autonomie de l’acteur » avec Jean-Louis Méchali et Gilles Sampieri. Nous n’oublierons pas le soutien qu’il a amené à la création des formations d’acteur au Colombier. Nous sommes sûr que son travail se poursuivra à travers ses élèves et son école, l’Académie des arts martiaux et des arts du geste, avec l’esprit d’échange et de recherche qu’il a su partager avec des nombreux artistes.-
Gilles Sampieri (Théâtre le Colombier)