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Après différentes pratiques corporelles (dont le yoga), Charles Abelé commence l’Aïkido à Chalons
sur Marne vers l'année 1977. A l'occasion d'un stage, il découvre l'Aïkido de maître Hirokazu Kobayashi.
Enseignant d'Aïkido à Reims, à l'occasion d'un stage de Me Kobayashi, il rencontre André Cognard.
Il engage
avec celui-ci une relation d'élève qui durera une quinzaine d'années.
Il participa au développement de l’Académie Autonome d’Aïkido (3A) et en fut d'ailleurs Directeur Technique
National pendant un temps.
En 1996, désireux d’acquérir une plus grande liberté et autonomie dans sa recherche, il crée sa propre école avec
ses élèves les plus proches.
En 2004, pour mieux correspondre à l'évolution de son travail et pour rester dans la tradition qui veut que celui
qui quitte son maître modifie le nom de son art pour le transmettre, Charles ABELÉ modifie les kanji de l'Aïkido
qu'il pratiquait jusqu'à ce jour et les transforme en Aïkiryu ( 愛気竜).
Charles Abelé a collaboré avec des chorégraphes et des metteurs en scène dans le cadre de la formation
des
artistes, il est intervenu également en Aïkido et Aïki-taïso dans le domaine social, le milieu scolaire,
de la santé
et des Arts du cirque.
Le 10 mai 2006 Charles Abelé décède d'une longue maladie; face à celle-ci, il a été jusqu'au bout de lui-même et a continué à enseigner et à donner dans tous ses actes et tous ses gestes. Son enseignement continue aujourd'hui à être transmis par les enseignants qu'il a formés.
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reproduit avec l'aimable autorisation des Editions Aikido Journal
encart paru dans le n° 19
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Maître d’aïkido, il avait su créer un pont entre les arts martiaux et l’apprentissage de la danse et du théâtre, en aidant ses élèves ou les artistes qui s’adressaient à lui, à construire des programmes de préparation issus de l’art du combat. Sa recherche comprenait l’acte artistique et martial, comme la construction d’un mouvement ouvert, à la fois du corps et de l’esprit. Il avait notamment dirigé les stages « vers une autonomie de l’acteur » avec Jean-Louis Méchali et Gilles Sampieri. Nous n’oublierons pas le soutien qu’il a amené à la création des formations d’acteur au Colombier. Nous sommes sûr que son travail se poursuivra à travers ses élèves et son école, l ’Académie des arts martiaux et des arts du geste,avec l’esprit d’échange et de recherche qu’il a su partager avec des nombreux artistes.
Gilles Sampieri
(Théâtre le Colombier)